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La brigade de prévention de la délinquance juvénile du groupement de gendarmerie de la Moselle

 
La brigade de prévention de la délinquance juvénile du groupement de gendarmerie de la Moselle

Retrouvez une présentation de cette brigade qui intervient au quotidien dans le département.

Concept unique au sein du ministère de l’Intérieur, les Brigades de Prévention de la Délinquance Juvénile (BPDJ) symbolisent, dans les départements où elles sont implantées, l’action de la gendarmerie en matière de prévention de la délinquance auprès des autorités administratives et judiciaires, des services de l’État, des collectivités territoriales et du monde associatif.

Au début des années 1990, le constat préoccupant de l’accroissement de la délinquance des mineurs et du développement des comportements violents, notamment dans les quartiers sensibles et les établissements scolaires, a conduit à ériger la lutte contre cette forme de délinquance en priorité d’action.

La mise en place par la gendarmerie des premières brigades de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ), en septembre 1997, s’inscrivait dans cette dynamique et demeure encore une spécificité.

La BPDJ 57 est une unité spécialisée du groupement de gendarmerie de la Moselle composée de cinq militaires et compétente sur l’ensemble du département. Elle peut intervenir aussi bien dans des collèges ou lycées que dans des structures associatives,
para-scolaires (centres aérés, centre sociaux, clubs de prévention, etc), ou sur la voie publique.

Pour atteindre les objectifs fixés, quatre missions sont prioritairement assignées à la BPDJ :

- prévenir ;

- renseigner ;

- faciliter ;

- accompagner l’intervention, en appui des unités territoriales dans le cadre de leurs enquêtes impliquant des mineurs.

Ces missions s’inscrivent dans une démarche partenariale.

1) Une action préventive

Vocation première de la BPDJ, l’action préventive conduite au bénéfice de la jeunesse, a pour objet d’empêcher toute manifestation d’incivilité et de délinquance par ou à l’encontre des mineurs.

Elle se traduit d’abord par une présence soutenue, visible et apaisante dans sa zone d’action. Ainsi, une surveillance exercée, tout comme les contacts noués de façon régulière sur le terrain et dans l’environnement familial et social des populations les plus fragiles, permettent d’acquérir une connaissance fine des individus et des lieux.

Un effort important porte sur la mise en place d’actions de prévention dans les établissements scolaires. Elles se matérialisent par des sensibilisations aux dangers des conduites additives, au profit des adolescents, traversant une période charnière conjuguant quête de repères et influence du groupe. Il s’agit donc d’éviter les premiers passages à l’acte, par une information adaptée. Basées sur l’échange avec les adolescents et menées par des militaires spécialement formés, elles visent à faire comprendre l’étendue des risques encourus tant pour leur santé que sur un plan judiciaire.

L’apparition de nouveaux risques a conduit l’unité à adapter son action en développant des modules consacrés à la lutte contre le harcèlement, la radicalisation ou les dangers d’internet.

2) Une action de renseignement

Ses modes d’actions visent, tout d’abord, à prévenir les comportements à risque au sein de la frange de la population la plus jeune. Il s’agit notamment d’identifier, en lien avec l’éducation nationale et les services sociaux, les élèves dits décrocheurs via un partage d’information avec les unités locales afin d’assurer le suivi et le traitement de ces situations.

La lutte contre la récidive des mineurs constitue son deuxième volet d’action par la détection des délinquants d’habitude en appui des services du ministère de la justice et des brigades compétentes aux fins d’anticiper tout comportement réitératif.

3) Une action d'accompagnement

Dans les zones de sécurité prioritaires, les réseaux d’éducation prioritaire (REP) et les réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+), des points d’écoute sont mis en place à intervalles réguliers au sein des établissements, visant à permettre à certains élèves, en rupture avec le corps enseignant ou avec les différents intervenants sociaux, de bénéficier d’une prise en charge personnalisée en toute confidentialité.

4) Une action d'appui aux unités locales

Riche d’une réelle expertise du contact avec les mineurs, la BPDJ peut, sur réquisition du parquet, appuyer les unités pour les auditions de mineurs victimes ou auteurs d’infractions pénales, dans des locaux dédiés. Ces salles dites « Mélanie », intégrées aux locaux des brigades de Thionville, Forbach et Sarreguemines ou au sein de l’APED (unité d’Accueil Pédiatrique de l’Enfant en Danger) du CHRCentre hospitalier régional de Mercy, sont spécialement aménagées pour l’accueil des mineurs et de leur famille (équipement d’enregistrement audiovisuel destiné à éviter la répétition de la narration des faits par le mineur victime, table transparente pour la détection des signes non verbaux, décoration adaptée et présence de jouets).

 

S’inscrivant résolument dans une démarche mosellane préventive et partenariale se traduisant par la sensibilisation de 5 111 mineurs en zone de sécurité prioritaire, en 2016, la BPDJ est un acteur départemental reconnu dans la chaîne visant à protéger les plus jeunes et les plus fragiles de nos concitoyens.