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Grippe aviaire en France et en Europe : l’épizootie semble ralentir

 
 
Grippe aviaire en France et en Europe :  l’épizootie semble ralentir

Au 11 avril 2021, un total de 984 foyers de grippe aviaire, 59 foyers sur oiseaux d’ornement captifs et 2 229 cas en faune sauvage ont été confirmés en Europe, depuis le premier foyer déclaré le 20 octobre 2020. 23 pays de l’Union européenne ont déclaré des foyers, ainsi que la Norvège, le Royaume-Uni, la Suisse, la Russie, la Serbie et l’Ukraine.

Situation dans le monde

En mars et avril 2021, de nombreux foyers ont aussi été déclarés en Algérie, au Sénégal, en Mauritanie et au Niger.

Situation en Europe

On note une légère baisse au cours des 4 dernières semaines mais le décalage entre les dates de suspicion sur le terrain, les dates de confirmation et les dates de notification impose la prudence dans l’interprétation des tendances. En revanche, l’incidence des foyers d’infection chez les volailles semble se stabiliser ces 8 dernières semaines. On note cependant le maintien d’un nombre élevé de déclarations de cas en faune sauvage et de foyers chez les volailles en Allemagne et en Pologne. Ces 2 pays déclarent la majorité des foyers domestiques (91/97). La situation sanitaire en Europe demeure donc préoccupante.

Situation en France

Compartiment oiseaux sauvages libres

19 cas ont été confirmés dans l’avifaune sauvage. Toutes les communes (sauf dans les Ardennes et dans l’Allier) où ont été retrouvés les oiseaux morts sont situées en zone humide et considérées à risque particulier. Plusieurs cas concernent des oiseaux non migrateurs (moineaux, cygnes) qui laissent à penser que le virus aurait diffusé des oiseaux sauvages migrateurs aux oiseaux commensaux et pourrait laisser craindre l’installation durable du virus et de la maladie.

4 départements de la région Grand-Est ont détecté des foyers sauvages : les Ardennes (moineaux, cigognes), la Meurthe-et-Moselle (cygnes), le Bas-Rhin (cygnes, cigognes) et le Haut-Rhin (buse).

Compartiment volailles et oiseaux d’ornement captifs

La France reste au niveau de risque élevé et les détenteurs de volailles restent tenus de mettre en œuvre les mesures prescrites : claustration des volailles ou protection des parcours par des filets. Il n’existe de dérogation que pour les élevages commerciaux. Ces dérogations ne sont délivrées que de manière très restreinte, pour des motifs de bien-être animal, et sont étroitement contrôlées par la direction départementale de la protection des populations.

Dans le Grand Est et en Moselle

Compartiment volailles et oiseaux d’ornement captifs

Depuis le premier foyer confirmé le 16 novembre 2020 et jusqu’au 11 avril 2021 inclus, 490 notifications relatives à des volailles/oiseaux captifs ont été réalisées. Ces 490 foyers se composaient de 23 basse-cours, 466 élevages et un élevage d’oiseaux captifs, confirmé dans le Bas-Rhin sur la commune de Brumath.

Un foyer d'influenza aviaire hautement pathogène a aussi été détecté dans le Haut-Rhin (commune de Beblenheim) dans une basse-cour comprenant 21 coqs ou poules et 5 canards. Une contamination par la faune sauvage est fortement suspectée (absence de claustration). Les foyers et cas détectés en Alsace rappellent que l’environnement est encore fortement pollué par le virus, en lien avec la faune sauvage.

Si les mesures sont bien respectées dans les élevages commerciaux, des signalements ponctuels témoignent de la persistance de basse-cours non protégées. En cas de contamination d’oiseaux non protégés, leurs détenteurs encourent de lourdes sanctions pénales.

Compartiment oiseaux sauvages libres

La Moselle a enregistré 5 déclarations d’oiseaux morts depuis le mois de décembre 2020, sur les communes de Creutzwald, Héming, Manom et Vaux. Ces suspicions ont été écartées après analyse.

DDPP carte