Vigipirate et menace terroriste

 
 

L’ensemble du territoire national est élevé au niveau « sécurité renforcée- risque attentat ». Le nouveau plan vigipirate, qui s’applique à partir du 1er décembre 2016, vise à accroître la vigilance de la population et à l’impliquer davantage dans l’acquisition de bonnes réactions individuelles et collectives.

« L’État encourage particulièrement les établissements recevant du public à établir des procédures de réaction en cas d’attaque terroriste et à sensibiliser leurs employés. »

[Télécharger] – Plan vigipirate

Les déplacements organisés dans le cadre d’accueils collectifs de mineurs à l’occasion des vacances ou des loisirs ne font l’objet d’aucune interdiction nationale.

Néanmoins, les préfets pourront, en fonction de leur appréciation de la situation, adapter localement les conditions d’application de cette posture.

Dans tous les cas, les organisateurs d’accueils collectifs de mineurs observeront la plus grande vigilance sur les lieux de séjours ou d’activités et lors des embarquements, débarquements et transferts des publics concernés dans les cars, gares, ports et aéroports. Il s’agit d’éviter les regroupements et de stationner à proximité des équipements susceptibles de servir de réceptacles à des engins explosifs, (poubelles, containers, jardinières, etc.).

Avant tout déplacement à l’étranger, il est en outre vivement recommandé de consulter le site du ministère des affaires étrangères et du développement international .

Pour toute question relative à la sécurité des accueils de loisirs périscolaires, il convient de se rapprocher des maires ou des présidents d’Établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) en charge de veiller au respect des consignes de sécurité. Lorsque l’accueil est organisé au sein des locaux scolaires, il convient de veiller à la cohérence des mesures prises sur le temps et hors du temps scolaire.

S’agissant des lieux d’accueil ou d’hébergement, il conviendra, éventuellement en liaison avec les autorités municipales :

  •  de limiter les points d’entrée existants, en veillant toutefois à ne pas entraver les sorties de secours ;
  •  de rappeler aux familles qu’elles doivent préciser l’identité des personnes qui conduisent et viennent chercher les enfants au sein des accueils ;
  •  d’éviter les regroupements devant ou aux abords immédiats du lieu d’accueil en sensibilisant les familles et les encadrants sur l’importance de limiter les délais de dépose et de récupération des enfants ;
  •  de sensibiliser l’ensemble des personnels à la remontée immédiate aux autorités en charge de la sécurité de tout incident, pouvant être relié à la commission d’attentats, repéré au sein ou aux abords de l’établissement.

Attentats : comment parler aux enfants ?

Principes généraux

• Être à l’écoute. Inviter d’abord l’enfant à s’exprimer pour ne pas dire plus que nécessaire. Si vous vous livrez à un moment d’échange en groupe, veillez à ce que la parole de chacun soit respectée, par exemple à l’aide d’un bâton de parole. Vous-mêmes, intervenez le moins possible.

• Protéger tant que possible les enfants des images, ne pas tenir de propos morbides.

• Ne pas édulcorer la réalité, mais ne pas rentrer dans les détails.

Ne pas avoir peur d’exprimer des émotions. Les enfants ne comprendraient pas qu’un événement aussi choquant soit discuté sans émotion.

Adapter les discussions à l’âge de l’enfant.

– Pour les plus jeunes, insister sur le retour à la normale.

– À partir de 6-7 ans, évoquer la réprobation générale de l’acte, la force de la Loi, et le rôle de protection qu’ont les adultes à l’égard des enfants.

– Avec les enfants de 8-9 ans, on peut aborder plus précisément les événements sans jamais laisser de place à la brutalité.

– Avec les adolescents, on peut imaginer des échanges argumentés, mettant en valeur les principes démocratiques de libre expression et de laïcité, mais rappelant aussi le cadre de la Loi.

Éléments de discours

Présenter sobrement mais sans détour les événements. Rappeler ce que les autorités ont fait pour sécuriser la population et terminer sur une note de solidarité.