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Déclenchement du Plan Canicule niveau 3 dans le département de la Moselle Mardi 23 juillet 2019

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Les allergènes alimentaires : comment les repérer ?

 
 
Les allergènes alimentaires : comment les repérer ?

Les allergies alimentaires peuvent être responsables de troubles de santé graves. Pour diminuer le risque, adoptez un bon réflexe : lisez les étiquettes des produits que vous consommez !

Qu’est-ce qu’un allergène ?

Un allergène est une substance qui déclenche l’allergie, un ensemble de réactions du système immunitaire de l’organisme à la suite d’un contact, d’une ingestion, voire d’une inhalation.

La fréquence des allergies alimentaires et leurs conséquences sur la santé ont amené les pouvoirs publics à instaurer des mesures d’information du consommateur.

La liste des allergènes les plus courants est fixée par la réglementation communautaire et périodiquement révisée. Elle est actuellement la suivante :

Crustacés et produits à base de crustacés ; mollusques et produits à base de mollusques ; soja et produits à base de soja ; céleri et produits à base de céleri ; moutarde et produits à base de moutarde ; graines de sésame et produits à base de graines de sésame ; céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine, épeautre, Kamut ou leurs souches hybrides) et produits à base de ces céréales ; oeufs et produits à base d’œuf ; poissons et produits à base de poisson ; lait et produits à base de lait ; fruits à coques (amandes, noisettes, noix, noix de cajou, noix de pécan, noix du Brésil, noix de macadamia, noix du Queensland, pistaches) et produits à base de ces fruits ; anhydride sulfureux et sulfites en concentration de plus de 10 mg/kg ou 10 mg/l (exprimés en SO2) ; arachide et produits à base d’arachide ; lupin et produits à base de lupin

Quelles sont les règles d’étiquetage ?

Tout produit contenant des allergènes, même à très faible dose, fait l’objet d’un étiquetage obligatoire. L’ingrédient doit figurer sur l’étiquetage dans la liste des ingrédients de la denrée par une référence claire au nom de l’allergène.

Par exemple, si la recette d’une denrée met en œuvre de la lécithine issue de soja en tant qu’émulsifiant, celle-ci devra être mentionnée en tant que telle dans la liste des ingrédients « émulsifiant : lécithine de soja », et non « émulsifiant : lécithine » ou « émulsifiant : E322 ».

Le règlement n°1169/2011 concernant l’information du consommateur sur les denrées alimentaires, dit INCO, prévoit que, pour les produits préemballés, la présence d’allergènes doit figurer sur la liste des ingrédients et être mise en exergue. Ainsi, l’allergène pourra être inscrit en gras, en italique ou souligné.

Pour les produits non préemballés, le décret n°2015-447 du 17 avril 2015 rappelle que l’indication de la présence d’allergènes se fait obligatoirement par écrit, à proximité du produit concerné, de façon à ce qu’il n’existe aucun doute pour le consommateur.

Dans le cadre de la restauration commerciale, un dispositif (renvoi en bas de page sur les menus, affichage sur une ardoise, renvoi à un cahier ou classeur…) doit permettre au consommateur de savoir si un allergène est présent dans les produits proposés.

La présence fortuite d’allergènes

Les règles d’étiquetage ne concernent que les ingrédients introduits volontairement par le fabricant dans la recette du produit.

La présence fortuite d’allergènes majeurs (contamination involontaire par contact avec d’autres produits sur la chaîne de fabrication, lors du stockage ou du transport) n’est cependant pas impossible.

En conséquence, les industriels de l’agroalimentaire doivent évaluer les risques de contamination et tout mettre en œuvre pour les réduire.

Un étiquetage du type « peut contenir des traces de… » ou « susceptible de contenir des… » ne constitue qu’un dernier recours dans le cas où il n’est pas possible de maîtriser le risque de contamination fortuite.

L’action de la direction de la protection des populations de Moselle

Dans le cadre de ces contrôles, la DDPP de Moselle (ddpp@moselle.gouv.fr ) vérifie au stade de la fabrication, la conformité de la liste des ingrédients et des allergènes annoncés avec les produits effectivement mis en œuvre dans les recettes.

Des interventions sont également menées à la distribution et en restauration pour s’assurer que l’information sur les allergènes alimentaires est correctement apportée au consommateur.

En 2018, ce sont ainsi près de 200 vérifications qui ont été menées. En cas de découverte d’anomalie, les suites appropriées sont apportées (avertissement, mesures de police administrative de mise en conformité…). La pression de contrôle est maintenue cette année compte tenu de l’importance pour le consommateur allergique de disposer d’une information fiable sur la présence ou non d’allergènes dans les produits qu’ils consomment.